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Tchad : Programme
de lutte contre le SIDA à Moundou
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Vous pouvez soutenir ce programme en participant
à la mobilisation Sid'Espoir
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Implantation géographique du programme :
Le programme est implanté dans la ville de Moundou, deuxième
ville du pays située au sud du Tchad. (Pour plus d'informations
sur le pays, consulter la page Tchad)
Moundou dispose d’un hôpital régional (HRM),
de 4 dispensaires et de quelques petites cliniques privées.
Contexte et historique
du programme :
Le programme a démarré fin 2004 avec le soutien du
jumelage qui lie les villes de Moundou et de Poitiers, où
se situe le siège d’ID.
A cette époque, le Tchad accusait un important retard dans
la prise en charge des malades infectés par le VIH/SIDA dans
un contexte de forte séroprévalence de l’infection
à VIH, estimée entre 5 et 6 %. Les trithérapies
commençaient à peine à être disponibles,
il n’y avait pas de programme spécifique de pris en
charge des femmes enceintes séropositives, et le Tchad ne
bénéficiait alors pas du soutien du Fonds mondial.
A Moundou, dans la région du pays la plus touchée
par le VIH, la séroprévalence était estimée
à plus de 8 % dans la population générale et
à près de 12 % chez les femmes enceintes. Une dizaine
de médecins seulement exerçaient dans la ville pour
une population d’environ 150.000 habitants. En 2004, ils étaient
à peine formés à la prescription d’antirétroviraux,
dont la gratuité n’a été effective qu’en
2007 (le coût d’une trithérapie s’élevait
jusqu’alors à 5.000 CFA).
Jusqu'au démarrage des activités du programme, seul
l’HRM offrait un service de dépistage volontaire et
gratuit mais l’absence d’anonymat et de confidentialité,
ainsi que les ruptures de stocks de réactifs posaient des
problèmes majeurs.
A l’époque de l’ouverture du programme, seules
deux associations (ACPVV et AFS), composées de personnes
vivant avec le VIH (PVVIH) assuraient un soutien effectif auprès
des malades malgré des moyens très limités.
C’est dans ce contexte qu’Initiative Développement
a décidé d’ouvrir à Moundou un programme
global de lutte contre le Sida, soutenu par SID’ESPOIR, et
incluant un volet renforcé d’accès aux soins.
Activités
et objectifs du programme :
Les différents aspects du programme ont tous nécessité
un fort investissement dans la formation des acteurs locaux pendant
toute la 1ère année du programme (et qui se poursuit
encore actuellement) étant donné leur faible expérience
de la lutte contre le VIH lors du démarrage des activités.
Ouverture d’un centre de prise en charge communautaire
Le centre Djenandoum Naasson a ouvert ses portes aux patients en
mai 2005, avec l’appui des associations de PVVIH de Moundou
impliquées dans le fonctionnement du centre. Dès sa
création, le centre a connu une fréquentation très
importante du fait de l’absence d’offre de soins sur
Moundou ce qui a nécessité de renforcer l’équipe
moins d’un an après l’ouverture..
Ce centre offre des services médicaux et psychosociaux à
toutes les personnes séropositives et un service de dépistage.
L’accueil des patients est assuré par des membres des
associations qui jouent un rôle d’écoute et de
lien avec l’équipe médicale et les assistants
sociaux du centre.
Les consultations, les traitements et les examens médicaux
sont gratuits pour tous : en effet, des enquêtes sociales
ont montré la très grande précarité
de la population et l’impossibilité pour la quasi totalité
des patients de contribuer au financement des frais de santé.
Durant leur prise en charge, les malades peuvent participer à
différents ateliers ou groupes de parole, selon les cas :
ateliers culinaires, préparation à la mise sous traitement
ARV, appui au suivi du traitement (observance), causeries thématiques.
Des aides financières ponctuelles peuvent être accordées
pour répondre à leurs besoins les plus urgents : déplacements,
alimentation, scolarité des enfants…
Le centre dispose d’une salle d’hospitalisation de jour
qui peut accueillir jusqu’à 6 patients.
Les cas les plus graves sont référés à
l’HRM, avec lequel un partenariat a été noué
permettant la prise en charge financière des hospitalisations
et des examens spécialisés.
Depuis 2006, plus de 1.500 patients sont suivis au centre, dont
1/3 sont sous trithérapie.
Actuellement, les autorités sanitaires tchadiennes reconnaissent
la qualité des services offerts et citent volontiers ce centre
comme un modèle, du fait de son approche globale et de la
gratuité des soins.
Un comité de pilotage composé des représentants
institutionnels et associatifs de la ville a été mis
en place dès la création du centre pour assurer à
terme sa gestion autonome.

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La consultation médicale
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L'équipe du centre avec les bénévoles
de l'ACCPVV.

Le service social.
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Préparation de la bouillie enrichie |

La salle d'hospitalisation de jour |

La pharmacie du centre
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Création d’une offre de dépistage
attractive sur la ville de Moundou
L’ouverture progressive depuis juin 2005 de 7 centres
de dépistage gratuit, anonyme, et fiable a permis d’augmenter
considérablement le nombre de dépistages volontaires
à Moundou : alors que 900 tests avaient été
réalisés en 2004 (essentiellement à l’hôpital
il s’en est fait plus de 4800 en 2006 sur la ville de Moundou
(60 % de ces tests sont effectués par le Centre Naasson).
Les centres sont répartis sur la ville et facilement accessibles
pour la population : au centre Naasson, à l’hôpital,
à l’ASTBEF (Association Tchadienne pour le Bien Etre
Familial), dans les dispensaires confessionnels de Koutou et Béthanie
et plus récemment dans les dispensaires publics du Centre
Ville et du quartier quinze ans.

Dépistage au Centre Naassonconseil
prétest et prélèvement |
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Réduction de la transmission du VIH de la mère
à l’enfant (RTME)
Il s’agit de proposer un dépistage systématique
aux femmes enceintes suivies dans les consultations prénatales
de la ville et une prise en charge adaptée des femmes séropositives
pendant leur grossesse et de leurs enfants après la naissance,
de façon à réduire le taux de transmission
du VIH.
Cette activité coordonnée par ID a démarré
en lien étroit avec la maternité de l’hôpital
de Moundou, le service de pédiatrie, le centre de santé
de la reproduction et l’ASTBEF. Progressivement, l’activité
s’est étendue aux autres lieux de consultations prénatales
sur la ville et notamment les centres confessionnels de Koutou et
Béthanie.
Ce dispositif a nécessité une formation spécifique
des personnels au counselling et la mise en place d’un dispositif
de sensibilisation de la population par des émissions de
radio régulières et l’édition de brochures
à l’usage des femmes enceintes.
Les réticences sont encore fortes quant à la décision
de faire un test de dépistage surtout par crainte de la réaction
du mari ou partenaire en cas de séropositivité, car
les pesanteurs socio-culturelles sont toujours très ancrées
dans la mentalité et lentes à évoluer. Cependant
les activités liées à la PTME ont enregistré
depuis le début de l’année 2006, des résultats
très encourageants avec près de 60% de femmes enceintes
testées à l’issue des séances de counselling
de groupe.
Une Unité Mère Enfant s’est ouverte courant
2006 pour accueillir les mères séropositives avant
et après l’accouchement, les conseiller sur l’allaitement
et suivre les enfants après la naissance.
Actions de sensibilisation et de prévention
Les actions de prévention privilégient le
milieu scolaire et le grand public.
C’est ainsi que des cellules de prévention constituées
de pairs éducateurs et d’enseignants ont été
formées dans plus de 20 établissements scolaires (de
la primaire au lycée).
Des émissions bimensuelles sont également diffusées
sur radio Duji Lokar (la radio diocésaine) ou Radio Moundou
en français et en ngambaye.
En fin d’année 2005 et 2006, une grande manifestation
a été organisée avec les autres associations
et acteurs locaux mobilisant ainsi plus de 10 000 personnes sur
la ville.
La prévention concerne également les milieux religieux
catholiques, protestants et musulmans : des sessions de sensibilisation
ont été réalisées dans les églises
évangéliques du Tchad (EET) ainsi qu’une session
de formation des leaders religieux musulmans.
Appui aux associations de PVVIH
Les associations de PVVIH jouent un rôle majeur dans
l’accueil des personnes nouvellement dépistées
pour les accompagner vers les soins ou les soutenir psychologiquement
ou économiquement. Le renforcement de leurs capacités
tant au niveau de la prise en charge des malades que de la gestion
de leurs projets est une priorité du programme.
Des médiateurs associatifs, issus des associations et spécifiquement
formés, assurent les permanences aux niveaux du centre de
prise en charge, les visites à l’hôpital ou au
domicile des patients ainsi que les causeries et groupes de paroles
thématiques.
Des activités génératrices de revenus (AGR)
collectives ont été mises en place par l’ ACCPVV
avec l’appui financier et technique d’ID: un atelier
de couture/tricotage, un cinéma de quartier (vidéo
club qui diffuse également des messages de prévention)
et un « café capote » (point de vente de préservatifs
et articles divers).
Consulter les témoignages d'Anne, Luc, Gilbert...membres
de l’ACCPVV (Association de Counseling et Prise en Charge
des Personnes Vivant avec le VIH) à Moundou.
(format PDF -
télécharger Acrobat )
Financements du programme :
Ministère des Affaires étrangères
ESTHER : Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique
Hospitalière en Réseau
Coopération décentralisée (mairie de Poitiers,
région Poitou-Charentes)
Service de Coopération et d’Action Culturelle (ambassade
de France à N’Djamena)
Sidaction
FOSAP : dans le cadre des subventions du Fonds Global
Fonds propres ID et autres financements privés
oopération décentralisée (mairie de Poitiers,
région Poitou-Charentes, ministère des Affaires étrangères)
ESTHER
Coopération française
Sidaction
Fonds propres ID et autres financements privés
Partenaires du programme :
Les partenaires locaux du projet :
Le programme travaille en étroite collaboration avec les
structures et les acteurs associatifs et institutionnels impliqués
dans la lutte contre le sida à Moundou :
L’ACCPVV (Association de Counseling et Prise en Charge
des Personnes Vivant avec le VIH) : Cette association créée
en 1995 et qui compte plus de 250 membres, dont la plupart vivent
avec le VIH/Sida est le principal partenaire d’Initiative
Développement pour la prise en charge des personnes vivant
avec le VIH : elle a participé à l’ouverture
du Centre Naasson et plusieurs de ses membres sont impliqués
dans l’accueil des malades du centre et l’animation
des ateliers qui leur sont proposés. L’association
est également impliquée dans des activités
de prévention notamment via les témoignages à
visage découvert. L’ACCPVV participe au comité
de pilotage du centre.
L’A3V : (Association de Veuves Vivant
avec le VIH) a vu le jour en 2003 sous l’impulsion
d’une quarantaine de femmes, veuves du VIH. Elles apportent
une aide sociale aux femmes démunies en développant
des Activités Génératrices de Revenus (AGR)
(exemple : confection de travaux de couture, de broderies, etc)
et assure la préparation de repas au centre pour les patients.
La CAPI : (Centre d’Appui aux Personnes Infectées)
existe depuis 2005 et regroupe en son sein, une centaine de PVVIH.
Elle dispose d’une équipe active qui mène des
actions de prévention et de soutien aux PVVIH à Moundou.
JEODT (Jardin d’enfants orphelins
et démunis du Tchad) : ce jardin d’enfants
accueille plus d’une centaine d’enfants orphelins du
Sida ou eux-mêmes séropositifs.
L’Hôpital Régional de Moundou (HRM) :
Le centre de prise en charge communautaire de ID est situé
à proximité de l’hôpital et a des liens
fonctionnels étroits avec plusieurs services de l’HRM
(laboratoire, pharmacie, radiologie, services d’hospitalisation).
Plusieurs conventions de partenariat nous lient avec l’HRM
pour la prise en charge financière des soins délivrés
aux malades suivis au centre, les approvisionnements en réactifs
de dépistage et trithérapies et pour le programme
de réduction de la transmission du VIH de la mère
à l’enfant avec la maternité de l’HRM.
La Délégation Régionale de l’Action
Sociale (DRAS) :
La DRAS est directement associée au fonctionnement du CDN
avec le détachement de deux assistants sociaux qui réalisent
des enquêtes sociales (entretiens et visites à domicile)
et prennent en charge les aides économiques des PVVIH les
plus démunies.
La Délégation Régionale Sanitaire(DRS)
:
Le programme sida travaille en collaboration avec la DRS pour la
bonne coordination des actions de lutte contre le VIH/Sida sur la
ville de Moundou et sa périphérie, en particulier
pour le dépistage volontaire dans les centres de santé
et la RTME.
Partenariat complémentaire
au programme sida ID à Moundou :
Partenariat inter hospitalier ESTHER entre l’HRM, l’association
Entraide Santé 92 et le CHU de Poitiers pour le renforcement
des activités hospitalières et l’ouverture d’un
hôpital de jour à l’HRM, prévue fin 2007
Contacts :
Stéphanie Boucher (Responsable de pôle
Santé Sida)
tel : (00 33) (0)5 49 60 89 66
Mail : s.boucher@id-ong.org
Delphine Clochard
Communication et suivi de la mobilisation SID'ESPOIR
Tel +33 (0)5 49 60 89 66
Mail : d.clochard@id-ong.org
Page actualisée le 04/09/07 |