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Nos programmes au Tchad:

Le Tchad

Située au cœur du continent africain, à plus de 1 500 km de tout débouché maritime, la République du Tchad couvre une superficie de 1 284 000 km2, soit deux fois et demi celle de la France.
Trait d'union entre le Maghreb et l'Afrique centrale, le pays partage des frontières communes avec la Libye au nord, le Soudan à l'est, le Nigéria et le Niger à l'ouest, le Cameroun au sud-ouest et la République centrafricaine au sud-est.

En 2004, le Tchad comptait 8,9 millions d'habitants. La majeure partie de la population est concentrée dans les zones fertiles, au sud des fleuves Logone et Chari (75 % de la population), ainsi que dans les zones urbaines où vivent 23 % des Tchadiens, alors que les immensités sahariennes sont quasi inhabitées.

Avec un indice de développement humain qui le classe au 165ème rang sur 175, le Tchad demeure un des pays les plus pauvres du monde. La pauvreté touche en effet 43 % de la population, avec une incidence plus élevée en milieu rural.

En attendant les ressources du pétrole, l’économie tchadienne caractérisée par une faible productivité est actuellement dominée par le secteur informel. L’agriculture et l’élevage contribuent pour une part importante au Produit Intérieur Brut du pays, représentant en moyenne 38 % du PIB entre 1990 et 2000. Sur la même période, les parts des secteurs tertiaire et secondaire se situent respectivement à hauteur de 13 % et 49 % du PIB .

La croissance de l’économie nationale en termes réels est variable, du fait de sa dépendance à l’égard des aléas climatiques. Avec un taux moyen de 2,3 % sur les 20 dernières années, cette croissance – qui est inférieure au taux de croissance naturelle de la population (2,5 %) – ne permet pas de dégager l’épargne nécessaire permettant d’accroître les moyens de production. Cette faiblesse de l’épargne intérieure induit une dépendance vis-à-vis de l’extérieur, à travers l’aide publique au développement.

Dans un tel contexte, on devine aisément l’importance accordée aux secteurs social et sanitaire. Sur la période 1998-2001, la part des dépenses publiques allouées à l’éducation et aux services de santé ne représentait en effet que 4,1 % du PIB.