|
Présentation du Pôle Education
Contexte des programmes d'éducation
Trop d’enfants perdent leur temps sur les bancs de l’école
…
Classes surchargées (jusqu’à 200 élèves
par classe au Tchad), méthodes d’enseignement désuètes,
calendrier scolaire non respecté, enseignants non formés,
mal payés, sans manuels ni matériel pédagogique…
Ceci a pour conséquence les abandons, les redoublements répétitifs
(il est fréquent de voir des élèves majeurs
qui n’ont pas terminé le primaire en Haïti, aux
Comores…), et l’inefficacité du système
(ainsi, à Mohéli, aux Comores, 42 % des enfants qui
entrent au CP terminent un CM2).
ID propose donc d’améliorer
la qualité en privilégiant les axes d’actions
suivants :
Pré-scolarisation en maternelle : c'est
un moyen reconnu d’améliorer les performances scolaires
des enfants, de les socialiser, les éveiller, les préparer
aux apprentissages du primaire.
Scolarisation d’enfants défavorisés
: ID favorise la scolarisation d'enfants démunis
ou en domesticité (Les Restavek en Haïti) en les inscrivant
gratuitement ou en créant des écoles lorsqu'il n'y
en a pas assez.
A Jean Rabel et Bombardopolis deux écoles (LEKOL PANOU) accueillent
principalement des enfants pauvres et en domesticité. Actuellement,
ce sont des écoles pilotes qui servent d’école
d’application pour les centres de formation continue.
Au Tchad, un recensement est fait chaque année pour inciter
les familles à scolariser l’ensemble des enfants en
âge d’entrer à l’école.
Réduction des effectifs par classe :
Que ce soit en Haïti au Tchad ou aux Comores, on constate partout
des effectifs scolaires inadaptés à une pédagogie
propre à faire progresser les élèves.
A travers la construction de salles de classe supplémentaires
et le recrutement de maîtres, le programme PASAV (Pour améliorer
la scolarité au village) au Tchad a permis une nette amélioration
de la qualité de l’enseignement. A Koro Kaga, zone
peuplée au Sud du Tchad, les classes comptaient entre 150
et 200 élèves pour un seul maitre. On pouvait également
observer une déscolarisation précoce des filles, la
faible part des élèves arrivant au niveau bac ou encore
le peu de moyens accordé à la formation des maîtres.
Ces constats ont conduit ID à mettre en œuvre un programme
en 2006. Depuis, 10 classes supplémentaires ont été
ouvertes, avec un effectif plafonné à 50 élèves
par classe. La population du village est entièrement mobilisée
pour ce nouveau programme, pour l’avenir de leurs enfants.
Formation continue et suivi des enseignants : ID
et ses partenaires proposent un suivi rapproché et personnalisé
des enseignants en classe afin de suivre leur progression pour que
leur formation se traduise dans leur pratique.
Ainsi, les enseignants du Nyumakele (Comores) sont bénéficiaires
d’un appui pédagogique depuis le démarrage du
programme en 1998. En octobre 2001, ID choisi de travailler de manière
accrue avec 6 écoles pilotes et les 88 enseignants de ces
écoles. La formation pédagogique des enseignants a
été confiée au GREF (Groupement de Retraités
Educateurs sans Frontières). Un groupe de 36 enseignants
s’est porté volontaire pour suivre les formations animées
deux fois par an par le GREF.
Les coordinateurs pédagogiques formés par les membres
du GREF rendent visite régulièrement et en fonction
des besoins des enseignants. Ainsi chacun d’eux bénéficient
d’un suivi personnalisé et adapté qui permet
une progression régulière autour d’objectifs
concrets fixés ensemble.
Formation initiale d’enseignants : Ce volet
paraît nécessaire au sein du pôle éducation
pour palier au manque patent d’enseignants diplômés.
Ainsi, dans le Nord-Ouest haïtien, 1% des enseignants sortent
de l’École Normale. En octobre 2005, ID a mis en place,
avec les différents acteurs nationaux et départementaux
de l’éducation, une structure de formation initiale
: l'Ecole Normale d'Instituteurs du Nord Ouest (ENINO) qui forme
à des pédagogies actives.
Depuis la rentrée 2007, une promotion d’enseignants
ayant déjà pratiqué ont intégré
une reprise de formation initiale.
Appui à la lecture : En créant des
bibliothèques, des centres de documentation, des coins lecture
ou des mini-bibliothèques dans les écoles maternelles
et primaires, ID favorise l’accès à l’écrit,
à la lecture et notamment des livres de culture africaine.
Aux Comores, le CDRP (Centre de Documentation et de Recherche Pédagogique
géré par l’APEP – Association Pédagogique
des Enseignants du Primaire) anime un réseau de mini bibliothèques
et de coins lecture au sein des écoles primaires et classes
maternelles.
Santé scolaire et nutrition : Pour favoriser
l'apprentissage et faire des enfants des adultes responsables, nous
développons des activités de santé scolaire
qui s’articulent avec les enseignements et lorsque c’est
possible et que le besoin se fait sentir, des goûters et des
repas sont organisés avec les communautés dans certaines
classes ou écoles.
Ainsi aux Comores, le souhait de mettre en place un appui alimentaire
en milieu scolaire a été une demande des parents d’élèves.
Lors d’une enquête interne réalisée en
mars 2004 sur les soutiens scolaires, 16% des parents avaient souhaité
la mise en place de cet appui alimentaire. En effet, ils sont convaincus
de la réussite des objectifs du projet, non seulement nourrir
les enfants, mais surtout les maintenir longtemps en classe et de
réduire le taux d’absentéisme. La plupart des
absences sont dues au manque de nourriture. Les activités
ont débuté en mai 2007 avec 747 élèves
au rythme de 2 jours de repas par semaine matin et après
midi pour l’ensemble des élèves de l’école
maternelle et primaire. A partir d’octobre 2007 est étendue
à deux écoles.
Les activités d’ID dans le domaine de l’éducation
touchent chaque année près de 20 000 enfants et 600
enseignants.
Nos programmes éducation :
· Comores (île d’Anjouan) :
Amélioration
de la qualité de l'éducation - Nyumakele
· Haïti : Accès
à une école de qualité dans le district scolaire
de Jean Rabel en Haïti
· Tchad : Pour
Améliorer la Scolarité Au Village (programme PASAV)
Contact :
Christophe Barron, Responsable du pôle éducation
c.barron@id-ong.org
Tel : (+33) (0)5 49 60 89 66
|