Le Guizhou, province défavorisée
Le Guizhou est au dernier rang des provinces chinoises de par son PIB par habitant. Les principales cultures sont le sarrasin, les pommes de terres et le maïs, les conditions climatiques et géologiques rendant impossible la culture du riz dans la plus grande partie de cette province.
Les faiblesses du réseau routier sont une des caractéristiques principales de la province et un des facteurs les plus contraignants au développement local. L’accès à de nombreux villages est toujours difficile et long dû au manque de pistes praticables, et un grand nombre de villages demeurent écartés des réseaux de communication (marchés, soins médicaux, écoles). Par exemple, seules 2 routes goudronnées relient Weining (site d’intervention d’ID) à Guiyang, la capitale de la province. Néanmoins, le développement des infrastructures routières demeure une activité prioritaire dans l’agenda du gouvernement local.
Le Guizhou est aussi connu sous le nom de « Capitale du charbon au sud du Changjiang ». La production de charbon est essentiellement destinée à la consommation intérieure car le charbon constitue le principal combustible domestique pour les populations locales.
Malgré les efforts manifestes des autorités locales pour améliorer le niveau de vie des populations locales et briser leur isolement séculaire, la province du Guizhou demeure une des provinces les plus précaires de Chine.
Ce lac a une histoire complexe d’interventions humaines qui ont contribuées à fragiliser son écosystème. Ainsi, à la fin des années 1950, lors du Grand Bond en avant, puis dans les années 1970, lorsque le parti central donna la priorité à la production de céréales, le gouvernement local draina le lac jusqu’à trois fois, pour le transformer en terre agricole.
Les autorités ont pris conscience depuis peu de l’importance de protéger l’écosystème du lac: non seulement sa disparition entraîna des désordres climatiques aussi rapides que prononcés (baisse subite du niveau des précipitations, périodes de gel plus intense allongées, accroissement de la saison sèche, etc…) mais elle laissa aussi un bon nombre des villages riverains, dont les puits étaient alimentés par la nappe du lac, sans eau, accroissant les tensions sociales.